 |

|
 |

(Suite)
Bref, comme vous l’avez compris, l’avenir ne s’annonce pas vraiment rose.
La probabilité que les marchés repartent à la hausse semble bien faible, alors que la probabilité qu’ils corrigent à la baisse parait tout à fait réelle. L’économie et les marchés financiers suivant des cycles, il est difficile d’espérer des phases d’expansion sans accepter les périodes de contraction.
Et quand la correction baissière est forte, toutes les valeurs sont emportées.
Mais que devient le petit porteur dans tout cela ?
Celui qui a un PEA, qui ne peut que acheter, à qui les ventes à découvert sont interdites ?
Qui a difficilement gagné 30 ou 40 % en 2, 3 ou 4 ans ?
Et bien il va jouer son rôle, comme chaque fois qu’il y a eu des crises boursières dans le passé. Il va garder ses titres, et ne pas les vendre, pour ne pas aggraver la situation financière des entreprises et du pays. Se répéter chaque matin que les marchés ont beaucoup baissés, qu’ils ne devraient pas descendre davantage. Que le pire est passé.
Et il verra chaque jour son portefeuille fondre comme neige au soleil.
Bien sûr, il se mentira à lui-même en se disant que tant qu’il n’a pas vendu, il n’a pas perdu. Tout en sachant qu’il s’agit là d’une énorme bêtise.
Mais il y a quand même une autre solution.
Vendre tous ses titres pour sauvegarder ses plus values si chèrement acquises, et rester liquide quelques semaines le temps que les marchés se calment et que le ciel s’éclaircisse un peu. Novembre et décembre risquent d’être chaud, malgré la saison.
Le dilemme est simple.
Il y a d’un côté la possibilité de louper des plus values potentielles si les marchés rebondissent à la hausse. De l’autre, le risque de perdre réellement une partie de ce qui a été gagné depuis plusieurs années si les marchés descendent, en quelques jours (un krach), ou de manière continue, par paliers.
Ou encore plus simple pour vous aider à réfléchir.
Vous avez 1.000 € dans votre portefeuille.
Première solution.
Vous pouvez gagner 100 € de plus (le marché reprend les 10 % qu’il a perdu depuis l’été), mais avec le risque de perdre 100, 200 ou 300 € si le marché s’effondre.
Deuxième solution.
Vous ne pouvez plus rien gagner, mais vous ne pouvez plus perdre non plus durant quelques semaines. Vous conservez intact votre portefeuille de 1.000 €, quoi qu’il arrive sur les marchés.
C’est vrai, ce n’est pas simple comme décision. La cupidité contre la peur.
Mais c’est ce qui fait le charme de la bourse.
Une telle décision dépend de l’aversion au risque qui est propre à chaque investisseur.
Si vous avez une très bonne méthode qui vous permet de choisir des valeurs gagnantes avec un faible taux d’erreur, vous pouvez continuer votre sélection de titres, car il y a quand même quelques valeurs qui montent, mais en gardant à l’esprit qu’en période d’incertitude, les tendances sont courtes, et qu’il ne faut pas traîner pour prendre ses gains.
Mais si vous suivez votre PEA de loin et n’avez pas de méthode vraiment définie, alors il est probablement plus prudent de le mettre sous forme liquide et d’attendre un peu pour voir comment s’orientent les marchés financiers.
A titre indicatif, compte tenu de la méthodologie utilisée par Boursovision (achats et ventes au cours d’ouverture), le portefeuille Boursovision PEA est liquide depuis le 22 octobre 2007.
Copyright © Boursovision (J.C.)
11 / 2007
Retour au sommaire |
 |

|
 |